Vignerons depuis 1630


 

 

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Notre héritage

Les premières bouteilles de Champagne BONNET CRINQUE ont été vendues en 1956.
Cette marque a été créée à la suite de l’union de Mademoiselle CRINQUE et Monsieur BONNET, mes parents.

 

1956, ce n’est pas si vieux. Mais ce serait sans compter sur plusieurs des générations précédentes de vignerons amoureux de leurs terres et de leurs vignes.

 

En effet, en 1862, à Chamery, commence avec Grégoire BONNET (mon arrière arrière grand père) une lignée de vignerons précurseurs dans la vente directe de Champagne. Suivi par Jules, Henri, René et Arnold.

La lignée maternelle n’est pas en reste, car c’est en 1867 que l’arrière arrière arrière grand-père Gustave LEVEQUE acquiert à Jouy‑lès‑Reims des vignes et une maison qui est devenue notre cellier.

Mes récentes recherches généalogiques ont mis à jour des racines encore plus profondes que je ne l’imaginais. Je citerai seulement parmi mes nombreux ancêtres Pierre DELOZANNE (1648-1694), vigneron à Courville, Jacques GERIN (1666-1733), vigneron à Faverolles, Jean CRINQUE (1614-1708), vigneron à Villers-Marmery, ou encore Jean-Baptiste MONGARDIEN (1731-1807), vigneron à Sermiers, village où j’exploite encore une parcelle !

 

En 1996, je reprends le flambeau :

J’aurais pu appeler mon Champagne « Arnold Bonnet », mais quel nom, hormis BONNET CRINQUE, peut :

  • rappeler l’histoire ancienne de notre Champagne
  • rendre hommage à mes prédécesseurs, pour qui ce dur labeur de vigneron a été bien plus qu’un métier, il est devenu un mode de vie.

Le vignoble

Notre vignoble représente environ 6 hectares (en 30 parcelles), répartis sur les communes de Jouy‑Lès‑Reims, Pargny‑Lès‑Reims et Chamery.

Chacune de ces 30 parcelles possède son cépage, qui a été sélectionné en fonction de la nature du sol et de son exposition au soleil.

Dès lors, chacune détient sa « personnalité », ses caractéristiques (vitesse de pousse, maturité des raisins…).

 

Nous cultivons nos vignes dans le cadre de la viticulture durable

Notre objectif est d’obtenir des raisins mûrs et exempts de défauts, en ayant le plus petit impact possible sur notre environnement.

 

Malheureusement, de nombreux prédateurs ont pris nos vignes et nos raisins pour cible :

  • des champignons comme le mildiou et l’oïdium
  • des insectes comme les mange-bourgeons ou les papillons
  • des mauvaises herbes qui concurrencent la vigne pour l’accès à l’eau.

 

Pendant des décennies, la lutte contre ces fléaux a consisté à les détruire grâce à des produits chimiques.

Nous avons mis en place sur notre exploitation des techniques alternatives dont voici quelques exemples :

  • nous avons ensemencé nos vignes avec des acariens dont le mets favori est une autre espèce d’acariens, qui attaque nos vignes. Depuis, les populations de prédateurs/cibles vivent en équilibre
  • chaque année, nous posons dans nos vignes des diffuseurs de phéromone qui empêchent le papillon mâle de trouver le papillon femelle, de la féconder et de déposer ses œufs dans nos grappes.

 

Ces méthodes sont efficaces et sans aucun danger pour l’environnement, car spécifiques à l’espèce visée.
Ainsi, nous avons pu nous affranchir totalement des insecticides.

 

Plutôt que de détruire l’herbe qui pousse sur le sol, nous préférons la canaliser par de multiples tontes.
Nous avons ainsi divisé par trois l’usage des herbicides, et ce n’est qu’un début.

L'art et la manière

Le Champagne est un breuvage de fête mais il est avant tout un grand vin.
Sa qualité dépend directement de celle des raisins, et donc du travail de la vigne.

 

Par nature, la vigne pousse, rampe au sol, donne une multitude de petits grains de raisins sans qualité gustative.

Tout au long d’une année, le but du vigneron va être de limiter cette pousse, l’orienter verticalement, et réduire le nombre des raisins pour qu’ils soient mûrs et savoureux.

Tout le travail de la vigne se fait manuellement, hormis le rognage.

 

Cela commence par la taille de la vigne, en hiver ; à l’aide d’une quinzaine de coups de sécateur, on donne à la vigne son architecture, type Cordon de Royat ou Chablis.
La taille est suivie de près par le liage, qui consiste à accrocher chaque brin au fil.

Au printemps, les brins grandissent, on supprime alors les dizaines de jeunes pousses qui ne seront pas utiles : c’est l’ébourgeonnage.
Mai, Juin et Juillet sont les périodes de pousse active de la vigne : le relevage des fils permet de conduire la végétation dans le plan vertical pour qu’elle bénéficie des rayons de soleil.

Le palissage des brins favorise une bonne répartition de la végétation et une aération des grappes pour faciliter la maturation des raisins.
Les rognages successifs éliminent le feuillage en excès, car la sève dirigée dans les feuilles ne nourrit pas le raisin.

Mi-septembre annonce les vendanges : 10 jours d’un joyeux labeur.
Nous mettons l’automne à profit pour faire ce que nous n’avons pas eu le temps de faire durant la saison, mais aussi et surtout la vinification.

 

Ne disposant pas de suffisamment de place, cette étape se fait dans les locaux de la coopérative de JOUY PARGNY à laquelle ma famille adhère depuis sa création en 1955.
Nous disposons ainsi, en commun avec 70 autres vignerons, de tout le matériel nécessaire, (pressoir, cuves réfrigérées, caves) entretenu et rénové régulièrement.

 

De la vigne au vin : L’Art et la Manière ?

 

La cueillette des raisins est une étape primordiale. En effet, ce travail manuel exécuté dans la bonne humeur par une équipe d’habitués permet de sélectionner les meilleurs fruits et d’apporter intacts les grains jusqu’au pressoir.
Les moûts sont mis en fermentation en cuve pendant environ deux semaines : comme pour tous les vins blancs, des levures sélectionnées vont transformer le sucre du raisin en alcool.
On obtient un vin tranquille, qui sera clarifié, suivi et dégusté d’octobre à avril.

Avec les conseils d’un œnologue, nous unissons différentes cuves issues des trois cépages champenois, de diverses années, et de différents lieux pour obtenir l’assemblage.

 

Le tirage est le nom champenois donné à la mise en bouteilles du vin, auquel on adjoint sucres et levures.
Ces dernières transforment le sucre en alcool et en gaz carbonique qui reste emprisonné dans la bouteille : la prise de mousse est faite.

 

Dès lors, les bouteilles doivent vieillir en cave pendant quinze mois.

Toutefois, nous avons fait le choix de les conserver ainsi au moins trois ans, pour les laisser libérer leurs saveurs.
Après ce temps de repos, les bouteilles sont mises sur pupitres et tournées afin que les levures descendent dans le goulot de la bouteille, qui à ce stade, est capsulée.
Vient ensuite le dégorgement, où ce dépôt est expulsé et remplacé par un mélange de vin et de sucre (appelé liqueur) et la bouteille est finalement bouchée en liège.